La médiation culturelle en questions : Formation, emploi et dynamiques professionnelles
15-16 janv. 2026 Paris (France)

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Jeudi 15/01/2026

Amphithéâtre BR03 - 9h50

Penser la médiation culturelle pour comprendre ses enjeux professionnels

Cécile Prévost-Thomas (Sorbonne Nouvelle)

Diversifier les regards théoriques sur la médiation culturelle au croisement de l’histoire, de la sociologie de la culture et de la philosophie mais aussi des politiques culturelles internationales, permet de situer, de préciser et d’examiner la diversité des enjeux et défis auxquels le métier de médiateur et de médiatrice culturelle est confronté depuis ces dix dernières années selon son environnement professionnel,qu’il relève du secteur artistique, culturel, éducatif ou social.

 

Amphithéâtre BR03 - 10h15

Que restera-t-il de la médiation lorsqu'elle aura disparu ?

Bruno Nassim Aboudrar (Université Sorbonne Nouvelle / LIRA) et François Mairesse (Université Sorbonne Nouvelle / CERLIS)

Le monde des musées aura-t-il encore besoin de médiateurs culturels dans les prochaines années ? Les récentes évolutions technologiques associées à l'intelligence artificielle laissent présager le contraire. La rédaction automatique de cartels et de textes pédagogiques, ou le développement d'agents conversationnels adaptés à chaque visiteur semblent vouer à la disparition le métier de guide-conférencier et des pans entiers de la médiation culturelle. La possibilité de s'adresser à chaque visiteur afin de lui proposer un contenu spécifiquement adapté constitue un rêve longtemps caressé par de nombreux responsables des services de marketing ou de communication ; il semble sur le point de se réaliser. Ces évolutions condamnent-elles pour autant les métiers de la médiation culturelle ? Elles invitent plutôt à une réflexion sur ce qui en fait la spécificité, quitte à en déplacer l'axe de la diffusion des savoirs au partage des sensibilités. La communication se propose ainsi d'explorer les qualités esthétiques requises du médiateur/de la médiatrice culturelles pour faire de ses faiblesses humaines des forces face aux données et aux algorithmes.

 

 

 

Ateliers 11h30-13h

 

Session 1 - B012 - Enjeux des formations

Modération par Alexandre Robert (Sorbonne Université / IReMus)





Former des médiateurs et des médiatrices du spectacle vivant au sein de la filière des études théâtrales : quelles spécificités ?

 

Marion Denizot  (Université Rennes 2 / Arts : pratiques et poétiques)

 

À partir de notre expérience de responsable du Master 2 Arts de la scène et du spectacle vivant, parcours Médiation du spectacle vivant à l'ère du numérique, à l'université de Rennes 2, nous interrogerons les spécificités d’une formation à la médiation portée par un département des Arts du spectacle. En effet, la plupart des formations en médiation sont proposées par des composantes universitaires relevant soit des disciplines de l'information-communication, soit de la sociologie, soit encore de la discipline même de la médiation culturelle ; comment les études théâtrales abordent-elles les questions de médiation ? Comment le cadre théorique des études théâtrales est-il mobilisé dans la formation à la médiation ?



Formation à la médiation de la musique et réalité professionnelle : l’impossible équation ? 

 

Florence Mouchet (Université Toulouse - Jean Jaurès / LLA CRÉATIS) et Juliette Magniez (Université Toulouse - Jean Jaurès /  LLA CRÉATIS) 

 

Face à la pluralité des métiers liés au spectacle vivant et la part encore trop souvent restreinte de la médiation musicale dans les structures de diffusion et de production de la musique, comment armer une cohorte d’étudiant.e.s au monde professionnel ?

La réalité des emplois montre que la médiation est souvent un des aspects du poste dédié, parallèlement au développement des publics, au marketing ou à la production. Du côté de la formation, l’appétence pour la médiation pensée comme vecteur de lien social est de plus en plus nette. En prenant appui sur le parcours de master en Médiation de la musique de l’Université Toulouse - Jean Jaurès, cette communication se propose d’interroger l’articulation et les tensions possibles entre les enjeux de la formation et une réalité professionnelle complexe.



Une formation à la médiation en culture scientifique en premier cycle universitaire : organisation, publics, trajectoires

 

Frédéric Chateigner (IUT de Tours/ CITERES) et Anne Taillandier-Schmitt  (IUT de Tours/ CITERES)    

 

En France, la seule formation de 1er cycle en médiation scientifique est celle de l’IUT de Tours, créée en 1985 sous la forme d’un DUT et devenue licence professionnelle en 2005. Nous en analysons le recrutement, sur la base de quatre décennies de dossiers étudiants, ainsi que les devenirs professionnels à moyen et long terme des diplômé.es, via leur présence sur les réseaux. On s’attache particulièrement aux effets de la transformation de 2005, qui ajoute l’éducation à l’environnement à la médiation scientifique, ainsi qu’aux principales évolutions de carrière et reconversions observables : positions managériales, bifurcation vers l'enseignement, repli sur les compétences techniques, recherche de modes de vie et de production alternatifs.

 

 

Session 2 - B013 - Du discours à la pratique

 

Modération par Aurélie Pinto (Université Sorbonne Nouvelle / IRCAV)

 

 

Les paradoxes du ” travail ” et de la professionnalisation des métiers de la médiation culturelle

 

Camille Jutant (Université Lumière Lyon 2 / ELICO)

 

A partir d’un corpus de témoignages d’étudiant.e.s, formé.e.s à la direction de projets et d’établissements culturels, et du partage de connaissances entre professionnel.le.s de la formation, cette communication interroge les paradoxes du travail de la médiation culturelle, du point de vue des jeunes professionnel.le.s. D’un côté, iels sont aux prises avec des injonctions techniques et des formes de standardisation de plus en plus forte de l’action culturelle, mais de l’autre côté, les enquêtes révèlent l’importance à leurs yeux des publics, de l’engagement social, comme valeurs de mesure. Loin de fonctionner en opposition, ces deux formes d’engagement offrent une compréhension des espaces de la médiation culturelle comme lieux de conflit démocratique où se discute le sens du « travail » culture

 

 

De la politique des publics aux pratiques professionnelles des "RP" : la médiation du spectacle vivant dans des Centres dramatiques nationaux dirigés par des artistes.

 

Capucine Porphire (Université Sorbonne-Nouvelle / IRET)

 

Que fait un projet d’artiste directeur·ice aux relations avec les publics dans un Centre dramatique national (CDN) ? Cette communication entend examiner certains effets de concordance et de discordance entre les politiques des publics véhiculées par le projet qui porte un·e artiste à la tête d’un CDN et les pratiques professionnelles des équipes chargées des relations avec les publics. Ces effets seront examinés au travers de certains dispositifs de médiation et des discours des professionnel·le·s, à partir d’un corpus d’entretiens menés avec des professionnelles des services dits de « RP » dans des CDN, d’observations des pratiques de médiation et d’études des programmations de CDN.

 

 

La médiation culturelle à l'épreuve des documents stratégiques des Musées de France : une analyse systémique à partir de cas de guide-conférencier

 

Lina Uzlyte (Université Sorbonne Nouvelle / CERLIS)

 

L’analyse systémique renvoie aux questions du périmètre et des stratégies déployées par les acteurs. Dans ce cadre les conventions intérieures, les PSC et les règlements de visite, deviennent alors les contenants stratégiques de l’information qui permettent de mieux comprendre l’évolution de la fonction de la médiation culturelle ad hoc ou in situ. La présente intervention se propose d’éclairer comment cette fonction comprend-elle le rôle de guide et le rend révélateur des dynamiques, tensions et valeurs du système muséal mettant en évidence les boucles (positives (évolution), négatives (stabilisation)) et les délais de réponse (d’intégration des stratégies) dans une dizaine des musées parisiens et leurs documents stratégiques.

 

 

Session 3 - B014 - Relations au public

 

Modération par Perrine Boutin (Université Sorbonne Nouvelle / IRCAV)

 

 

Concevoir, animer, encourager des "retours sensibles" après le spectacle : des activités de l’équipe des projets avec les publics en lien avec le projet d’établissement de la MC93

 

Bérengère Voisin (Université Paris 8 / CEMTI), Margault Chavaroche (Directrice du pôle public-MC93), Elisa Castello (Attachée aux projets avec les publics-MC93)

 

Cette communication à trois voix rendra compte des pratiques et enjeux liés aux "retours sensibles », ateliers proposés par la Maison de la Culture 93 en amont et aval du spectacle. Étendre le temps de l’expérience théâtrale, s’attarder sur la réception du spectacle : cette démarche permet d’expérimenter de façon sensible la manière dont un spectacle peut continuer de vivre en soi bien au-delà du temps de la représentation. A la fois outil de médiation et expérience personnelle et collective, les retours sensibles se déploient sur le territoire à destination non seulement des enseignants et partenaires sociaux, relais auprès des groupes, mais également au sein des groupes eux-mêmes. Nous nous attacherons à rendre compte de la place et du rôle des membres de l’équipe des projets avec les publics au sein de ces dispositifs.

 

 

La professionnalisation des médiateurs du patrimoine à l’épreuve de la médiation numérique, entre co-activité et reconnaissance sociale.

 

Vicky Neuberg  (Université de Lille / CIREL) 

 

Les évolutions des pratiques dans le domaine de la médiation du patrimoine accentuent le recours au numérique. Ce dernier ne se substitue pas aux médiateurs mais reconfigure les pratiques et redéfinit la relation "aux" et "avec" les visiteurs. Cette transformation questionne directement les dynamiques de professionnalisation des médiateurs. Cette communication présentera les premiers éléments d’une recherche doctorale qui interroge les modalités d’acquisition et de développement des compétences dans un contexte de co-activité, où médiateurs et visiteurs co-construisent l’expérience patrimoniale. Elle contribuera à éclairer le rôle du médiateur comme agent du patrimoine et le dessein d'un métier encore en quête de reconnaissance.

 

Les dispositifs immersifs pour le jeune public : entre médiation sensorielle et professionnalisation émergente

 

Françoise Anger (Université de Toulon / IMSIC) 

 

Cette communication s’inscrit dans une recherche doctorale menée à l’IMSIC (Université de

Toulon) portant sur les médiations des dispositifs immersifs destinés aux enfants de 3 à 6 ans. Elle interroge la manière dont des expériences fondées sur des approches émotionnelles et sensorielles transforment la relation au public et les pratiques professionnelles des médiateurs culturels. À partir de terrains d’observation en contexte culturel et artistique, l’intervention analysera les ajustements relationnels, corporels et attentionnels mis en œuvre face à la petite enfance. Elle s’appuiera également sur la présentation de dispositifs immersifs pour le jeune public conçus et médiés au sein du collectif Mixage Fou, à travers des extraits vidéo et une démonstration in situ, afin de montrer comment l’expérience vécue, l’émotion et l’interaction redéfinissent les formes contemporaines de médiation.

 

 

Amphithéâtre BR03 - 14h30

 

La médiation face aux enjeux contemporains

 

Serge Chaumier (Université d'Artois / Textes et Cultures)

 

Nous reviendrons sur la formation professionnelle à la médiation culturelle, son essor depuis une trentaine d’années mais aussi ses enjeux contemporains, dans un monde en crise et un milieu culturel en pleine mutation. Quelles sont les évolutions à mettre en œuvre en fonction des conceptions et des modèles que l’on se fait de la médiation ? Pour cela, nous examinerons ce que les politiques culturelles espéraient depuis une trentaine d’années et ce qui nous paraît souhaitable à mettre en œuvre à l’avenir.

 

 

Amphithéâtre BR03 - 15h30

 

Les médiateurs culturels au prisme de l'organisation

 

Frédéric Kletz (Mines Paris / PSL), Nicolas Aubouin (Paris School of Business / Chaire NewPIC) et Antoine Roland ({Correspondances Digitales])

 

Depuis plusieurs décennies, les institutions culturelles ont tenté le virage de la médiation. L'enjeu était ainsi de renouveler le lien aux publics, en les accompagnant dans leur démarche de rencontre avec les œuvres et les institutions culturelles. Ce virage a pris de multiples formes, selon les organisations ou les secteurs. Mais de nombreuses études ont montré que cette rencontre ne se fait pas sans difficultés. La communication propose d'étudier l'intégration organisationnelle des médiateurs, à l'aune de plusieurs études de cas et exemples, choisis au sein du champ de la culture artistique et scientifique.

 



Vendredi 16/01/2026



Amphithéâtre BR03 - 9h30

 

Contrats courts et longues carrières. Penser les transformations de l’emploi dans la dynamique des parcours

 

Marion Demonteil (Université de Picardie Jules Verne / CURAPP-ESS) et Marion Mauchaussée (Université Catholique de Lille / LITL)

 

Les professions culturelles et touristiques connaissent des évolutions dans les caractéristiques de leurs emplois : contrats courts et travail sous régime de l’indépendance gagnent en importance, interrogeant, ici comme dans d’autres secteurs, la norme de l’emploi salarié stable. Véritables défis à l’objectivation statistique, ces transformations questionnent de front les modalités de vieillissement et de maintien dans l’activité tout au long de la vie professionnelle. Deux perspectives croisées éclairent les apports d’une analyse de la discontinuité de l’emploi dans les termes du parcours d’emploi ou de la carrière : d’un côté, la manière dont les organisations employeuses intègrent les questions de continuité dans leurs politiques de l’emploi, de l’autre la façon dont les situations d’emploi font l’objet d’agencements et d’usages sociaux évolutifs au fil de la carrière.

 

Amphithéâtre BR03 - 10h15

 

La médiation culturelle à l'ère du soupçon : idéologie médiatrice, valeur du travail et figure de l'épreuve de réalité

 

Nathalie Montoya (Université Paris Cité / LCSP)

 

La médiation culturelle est souvent soupçonnée d’être de peu d’utilité. Dans ce contexte, la définition par les médiateurs culturels des formes et du sens de leurs actions intéresse triplement le processus de professionnalisation : elle permet de justifier de leur légitimité sociale, d'établir les principes et les limites de l’activité, et fonde enfin pour les médiateurs, la possibilité de croire en leur action et en leur métier. Saisir ces trois dimensions permet ainsi de saisir pourquoi la médiation culturelle, comprise dans l’histoire des politiques culturelles françaises, c'est bien plus que de la médiation.

 



Ateliers 11h30-13h

 

Session 1 - B012 - Défis contemporains

Modération par Marie Sonnette-Manouguian (Université Paris-Nanterre / Cresppa-CSU)



Les droits culturels comme outil pour penser la reconfiguration de la place des médiateur·rice·s au sein des institutions musicales

 

Éloi Savatier (Université Sorbonne Nouvelle / CERLIS)  

 

Depuis une quinzaine d’années, deux dynamiques concomitantes se développent : la structuration du secteur professionnel de la médiation de la musique et l’inscription des droits culturels dans le cadre législatif. Ce paradigme renouvelle les pratiques de médiation, en les déplaçant d’une logique d’accès aux œuvres vers une logique de relation entre les personnes. À partir des activités de médiation de la Maison de la Musique Contemporaine, cette communication analyse la manière dont les droits culturels invitent à repenser les modalités de la médiation. Celle-ci ne se conçoit plus comme une succession d’actions  ponctuelles, mais comme un ensemble de pratiques professionnelles transversales participant à la structuration même de l’institution.



Confusion entre moyens et objectifs au coeur de la médiation

A venir



Quel genre de médiation ? 

 

Hyacinthe Ravet (Sorbonne Université / IReMus)

 

Dans ses recherches sur le métier de médiateur·ices au musée, Aurélie Peyrin note la forte

proportion de femmes au sein de cette « profession intellectuelle au féminin « (Peyrin, 2008). Les premiers médiateurs en France – même s’ils ne portaient pas ce nom – était des

médiatrices : la mise en place d’une offre d’accompagnement des visiteurs dans les musées

nationaux, à partir des années 1920, s’appuie notamment sur l’action de « dames guides » et de « conférencières » au Louvre. A partir de ce constat empirique, il s’agira de revenir sur la nature du métier, sur ses conditions d’exercice, mais aussi sur la particularité de ce lien à l’autre qui se construit avec/par/en musique et les formes que peut prendre ce lien. Comment comprendre la forte présence des femmes, y compris dans des univers musicaux très masculinisés ? Quels contours spécifiques prend une division sexuée du travail que l’on retrouve dans l’ensemble des professions musicales et, plus généralement, dans les métiers du care ? En quoi cela peut-il interroger la manière dont on entend médier la musique ? Cette communication se propose ainsi de questionner à la fois le genre de la médiation et les genres de médiations en musique.




Session 2 - B013 - Conditions de travail et formes d'emploi

Modération par Emmanuelle Guittet (Université Sorbonne Nouvelle / CERLIS)



"On n’est jamais assurés d’être reconduits" : concurrences explicites et implicites entre les médiateurs culturels en contrats saisonniers

A venir



Le service culturel du musée d’Orsay fête ses 40 ans : quelles évolutions du côté des équipes ?

 

Yannick Le Pape  (Musée d'Orsay)

 

Le musée d'Orsay s'apprête à célébrer ses 40 ans d'ouverture au public, en décembre 2026, et avec lui son fameux « Service culturel », imaginé par Roland Schaer dès 1985. On a beaucoup écrit sur la philosophie du projet, mais un peu moins sur ses acteurs. Ce colloque sera en premier lieu l'occasion de mieux connaître l'équipe de départ (sa taille, les profils recrutés, le statut des agents), puis de retracer rapidement ses mutations au fur et à mesure des changements de direction et de la structuration de cette nébuleuse récente de la médiation. Formations initiales, parcours, situation administrative : quelles sont les évolutions marquantes de ces quatre décennies du Service culturel à Orsay en termes de ressources humaines ?



Les médiateur·ices des grottes ornées : un groupe professionnel aux contours éclatés

 

Séverine Dessajan (Université Paris Cité / CERLIS) et Hadrien Riffaut (Université Paris Cité / CERLIS)

 

A partir d’une étude commanditée par le DEPS et le CNP sur les professionnels des grottes ornées, le rapport à la médiation sera interrogé sur deux points : d’une part, un travail influé par l’implantation locale des grottes, avec une gouvernance qui jongle sur des formes de précarité ; d’autre part, une profession qui ne permet qu‘une faible identification à un groupe apparaissant de surcroit comme très éclaté. Ainsi sera mis en lumière la manière dont les différences de trajectoires et de modalités d’insertion professionnelle façonnent non seulement les pratiques de médiation et les identités professionnelles, mais aussi les rapports que ces médiateur·rice·s entretiennent avec les publics, les institutions patrimoniales et l’univers de la médiation culturelle dans son ensemble.





Session 3 - B014 - Positions et tensions professionnelles

Modération par Cécile Camart (Université Sorbonne Nouvelle / LIRA)




La médiation socioculturelle en partage. Quelle place pour les référents sociaux dans Démos ?

 

Rémi Boivin (Université de Tours / CITERES), Frédéric Trottier (Université de Tours / CITERES) et Lorraine Roubertie Soliman (Université de Poitiers / CEREGE)

 

Le projet Démos (Dispositif d'Éducation Musicale et Orchestrale à vocation Sociale) de la Philharmonie de Paris met en œuvre une médiation musicale originale portée par un binôme intervenant musical-référent social. Ce dernier est généralement issu du champ du travail social ou de l’Education Nationale. Loin de réserver le travail de médiation artistique au seul intervenant musical, cette configuration crée une situation d’intermétiers qui invite le référent à se positionner en médiateur culturel. Notre communication rend compte de cette situation et souligne les tensions qui en découlent, du fait notamment du flou qui entoure l’identité professionnelle des référents sociaux et de la faible légitimité que recouvre leur action de médiation.



Médiateur·rices et artistes médiateur·rices dans les musiques de création, entre tensions et alliances professionnelles

 

Cécile Offroy (Université Sorbonne Paris Nord / IRIS-EHESS) et Laurence Rougier (Futurs Composés)

 

Le réseau Futurs Composés, en lien avec Opale, a initié une recherche-action sur les pratiques de médiation de ses adhérent⸱es. Tiraillées entre plusieurs idéaux de popularisation de la culture, celles-ci témoignent du double héritage, savant et expérimental, des musiques de création. Si les artistes se chargent massivement de la rencontre, les médiateur⸱rices administrent les dispositifs et partenariats. Cette division du travail, posée comme complémentaire, attise cependant des positions hiérarchiques, des régimes de légitimité et des visions concurrentes de la médiation. Les coopérations entre artistes et médiateur⸱rices s’expriment ainsi entre tensions professionnelles, instrumentalisations mutuelles et alliances pour une reconnaissance accrue.



Quand le social s’invite au musée : qui est public, traducteur, animateur, médiateur ?

 

Zohar Cherbit (Aix-Marseille Université / MUCEM)

 

Cette contribution interroge la division sociale du travail au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille, à travers une étude de cas de son dispositif de médiation «Destination Mucem ». A partir d’observations participantes, nous analysons les hiérarchies professionnelles et la porosité des rôles entre guides, agents d’accueil, médiateurs sociaux et responsables associatifs. Nous montrerons comment une acculturation au lieu et aux équipes du musée déplace progressivement les médiateurs sociaux de publics à médiateurs culturels informels. Cet article questionne les contours de la médiation culturelle, en révélant des normes professionnelles différenciées entre le champ muséal et social.



Ateliers 14h30 - 15h30 





Session 1 - B012 - Sortir du cadre, bouger les lignes

Modération par Anne Jonchery (Deps)

 

Les médiations littéraires en partage

 

Delphine Saurier (Audencia) et Claire Burlat (Audencia)  

 

La recherche s’intéresse aux répercussions de l’inflation actuelle de formes de médiation littéraire à travers une enquête sur le programme « Aux livres et cætera » développé dans des prisons et des Ephad par le pôle culturel régional de la Ligue de l’Enseignement Pays de la Loire. Ce programme propose de sensibiliser les publics, par les arts littéraires, au livre et à la lecture. Les intervenants du dispositif n’ont pas le statut de médiateur culturel, même s’ils en assurent les activités. Il s’agit alors de comprendre comment ils s’approprient un dispositif pensé par l’association. Ce sont les questions de cohérence politique, de structuration des secteurs professionnels et de professionnalisation qui sont envisagées.



"On est plus que voisins" :  voisinages culturels, médiations et reconfigurations de la proximité

 

Elisa Ullauri Lloré (Aix-Marseille Université / MESOPOLHIS)

 

Les dispositifs de médiation participatifs de proximité permettent-ils l’émergence de communs urbains, ou reconduisent-ils des logiques institutionnelles ? Nous examinons trois dimensions des médiations situées : l’ancrage territorial dans des micro-centralités et espaces interstitiels, les reconfigurations professionnelles entre participation et co-construction, et l’évolution des catégories de publics via la reconnaissance fragile des savoirs expérientiels. Nous interrogeons les manières dont la médiation, pratique relationnelle productrice de savoirs, d’affects et de transformations sociospatiales, déplace les hiérarchies culturelles sans forcément les renverser.




Session 2 - B013 - Frontières professionnelles

Modération par Hyacinthe Ravet (Sorbonne Université / IReMus)



Enseignants missionnés dans les institutions culturelles : quelles appropriations des pratiques de médiation pour le public scolaire ?

 

Lucile Joyeux (Université Paris 8 / CIRCEFT-Escol)

 

Les « professeurs relais », enseignants mis à disposition d’institutions culturelles, endossent un rôle de médiation en mettant en relation les œuvres et le public scolaire, tout en travaillant aux côtés de « médiateurs » au sens plus classique du terme. Nous montrerons que, selon leurs trajectoires et parcours socioculturels, deux idéaux-types se distinguent, aux modes d’appropriation de leurs missions différenciées. Le 1 er privilégie un pôle pédagogique, où la rencontre avec les œuvres vise le développement de compétences scolaires ; le 2nd investit la mission à partir d’une vocation artistique, les deux s’inscrivant dans l’objectif de démocratisation culturelle.



Les médiateurs culturels à l’épreuve de la professionnalisation au Cameroun : Une étude à partir des stéréotypes de la promotion des événements culturels chez les composantes sociologiques

 

Jean-Marie Tchatchouang (Université de Douala)

 

Le Cameroun, pays culturellement complexe, marqué par une diversité sociolinguistique compte environ 200 ethnies sur un territoire doublement colonisé. Cette hétérogénéité est source d’activités culturelles et artistiques denses et variées. Annuellement, les communautés organisent divers événements pour marquer leurs identités, us et coutumes. Mais la réussite de ces célébrations se heurte à l’amateurisme des médiateurs culturels qui opèrent sans formation, ni compétences. L’Etat, censé réguler cette activité n’offre aucune garantie en matière de politique publique. Par l’approche qualitative, nous analysons les stéréotypes et les entraves du déficit de formation sur le développement culturel dans un pays communautarisé comme Cameroun.



Session 3 - B014 - Identités professionnelles

Modération par Elise Chièze-Wattinnes (Muséum National d'Histoire Naturelle / CERLIS)



Guide-conférencière et médiateur, deux métiers pour une même condition ?

A venir



Le métier de médiateur culturel muséal au Maroc : pratiques, statuts et perceptions croisées. 

 

Majdouline Kassam (Université Cadi Ayyad / Limpact)

 

Cette communication analyse le métier de médiateur culturel dans les musées marocains, encore peu étudié malgré le développement muséal du pays. Fondée sur une enquête menée à Marrakech, Rabat et Agadir, elle combine entretiens avec des médiateurs et questionnaires auprès des visiteurs. Les résultats montrent des professionnels aux profils variés mais bien formés, jouant un rôle central d’accompagnement, de transmission et de médiation sociale, malgré un manque de reconnaissance institutionnelle. Les visiteurs, quant à eux, perçoivent très positivement leur action, essentielle à l’expérience muséale et à l’appropriation culturelle.






Session 4 - B015 - Constructions identitaires et contradictions professionnelles

Modération par Marion Dumonteil (Université de Picardie Jules Verne / CURAPP-ESS)

 

Le·la médiatrice culturelle, « cheval de Troie » ou « enfant oublié » ? Des socialisations professionnelles entre engagement, domination et institutionnalisation. 

 

Véra Léon (CY Cergy Paris Université / EMA)

 

Cette communication interroge la culture professionnelle de la médiation culturelle en analysant conjointement des trajectoires individuelles et la professionnalisation à travers l’élaboration de chartes et de groupes professionnels. Prise en étau entre l’injonction de produire du lien authentique avec des « publics éloignés », engageant des formes de travail émotionnel (Hochschield, 2003), et des postures institutionnelles plus normatives, elle met le métier sous tension, entre transformation sociale et reproduction des hiérarchies, tout en construisant des rapports différenciés à la politisation, au savoir, et aux publics. Comment s'articulent ces discours et pratiques professionnelles ?



 

Le métier de médiateur culturel dans les musées marocains : entre diversité des pratiques et fragilité professionnelle.

 

Soukaina Fagrach (Université Cadi Ayyad / Université de Corse Pasquale Paoli / LISA)

 

Le métier du médiateur culturel occupe une place centrale dans le fonctionnement des musées marocains, tout en demeurant faiblement reconnu par les politiques culturelles. L’analyse du décret de 1995, premier cadre normatif organisant les musées au Maroc, du texte instituant la Fondation Nationale des Musées en 2011 et de la loi des musées 56-20 révèle l’absence totale de référence au métier de médiateur culturel, ce qui limite sa reconnaissance institutionnelle.

Les entretiens menés dans des musées publics, privés et institutionnels dans les villes de Rabat et Marrakech montrent pourtant que les médiateurs interviennent aussi bien dans l’accueil et la recherche des publics que dans les visites guidées, l’animation d’ateliers, la participation à la conception et au montage des expositions, la rédaction de contenus, la gestion des prestataires et le développement d’outils pédagogiques. La diversité des missions exercées, associée à l’hétérogénéité des parcours de formation et à l’absence de statut formalisé, fragilise l’identité professionnelle de ce métier. Cette situation interroge les modalités de construction de la légitimité professionnelle des médiateurs culturels marocains, qui repose moins sur une reconnaissance juridique ou institutionnelle que sur l’exercice quotidien des pratiques, l’accumulation de compétences et la capacité à répondre aux attentes multiples des institutions muséales.

 








 

Intervenant·es 

 

A

Alexandre Robert est PAST en sociologie de la musique (UFR de Musique et Musicologie, Sorbonne Université/IReMus), coresponsable du Master "Médiation de la musique". Ses travaux portent notamment sur les rapports sociaux (classe, genre, etc.) en musique, les processus de socialisation musicale ainsi que l’articulation entre outils d’analyse musicale et outils des sciences sociales.

 

Amandine Taillandier-Schmitt est PU en psychologie sociale à l’IUT de Tours, membre de l’UR PAVeA. Elle travaille sur les déterminants psycho-sociaux intervenant dans les relations inégalitaires entre groupes sociaux. Elle a été responsable de la licence professionnelle Médiation scientifique et éducation à l’environnement de 2021 à 2024.

 

Anne Jonchery est chargée d’études au Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture, et chercheuse associée du Centre de recherche de l'École du Louvre. Elle enseigne également au sein du master de muséologie de l’Ecole du Louvre.

 

Antoine Roland, directeur général {CORRESPONDANCES DIGITALES], agence culturelle dédiée à l’accompagnement des projets numériques d’acteurs muséaux et culturels. Antoine ROLAND mène des missions de conseil en stratégie et pilotage de projets dans de nombreux domaines depuis 2006. Il fonde {CORRESPONDANCES DIGITALES] en 2012. Expert en innovation et dans les nouveaux modèles de collaboration dans le secteur culturel, il accompagne de nombreux acteurs privés, lieux culturels et patrimoniaux, ministères et collectivités dans la définition de leurs stratégies et la réalisation de leurs projets. Il contribue régulièrement à des publications et des événements pour animer l’écosystème créatif et culturel dédié à l’innovation numérique patrimoniale.

 

Aurélie Pinto, sociologue, est maître de conférences au département Cinéma et audiovisuel de l’Université Sorbonne Nouvelle et membre de l’IRCAV. Elle travaille sur l’Art et essai, les questions d’indépendance dans le CAV et sur le spectatorat des séries. Elle a notamment publié Sociologie du cinéma (La Découverte, 2021).

 

B

Bruno Nassim Aboudrar est professeur de Théorie de l'art à l'Université Sorbonne nouvelle. Il dirige le Laboratoire international de recherches en arts (LIRA). Il a publié plusieurs ouvrages sur la Géopolitique de l'art et sur la médiation culturelle. Son prochain livre, Occidentalismes. Peindre à l'européenne dans la monde XVIe-XXe siècles paraît en février 2026 chez Flammarion.

 

C

Camille Jutant, maitresse de conférences en sciences de l’information et de la communication, université Lumière Lyon 2, laboratoire ELICO. Responsable du master 1 et 2 "développement de projets artistiques et culturels internationaux", université Lyon 2, ses recherches portent sur les pratiques culturelles et les enjeux de participation à la vie culturelle.

 

Capucine Porphire est doctorante contractuelle à l'Institut de Recherche en Etudes Théâtrales (IRET) - Université Sorbonne Nouvelle sous la co-direction de Romain Piana et Anne-Françoise Benhamou. Elle prépare une thèse intitulée Histoire, pratiques et enjeux contemporains des relations avec les publics au sein des Centres dramatiques nationaux (CDN), dans laquelle elle étudie les (re)configurations de l’activité des relations avec les publics autour des projets de direction des CDN.

 

Cécile Camart est maîtresse de conférences en histoire de l’art contemporain et muséologie à l’Université Sorbonne Nouvelle, chercheuse au LIRA (Laboratoire international de recherches en arts), et co-directrice du master de Médiation du patrimoine et de l’exposition.

 

Cécile Offroy est sociologue, maîtresse de conférences associée à l'Université Sorbonne Paris-Nord, rattachée à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS-EHESS) et responsable d'études à Opale – pôle ressources Culture & économie sociale et solidaire.

 

Cécile Prévost-Thomas est professeure de sociologie et de musicologie au département de Médiation Culturelle de l’université Sorbonne Nouvelle, département qu’elle dirige depuis début 2026. Chercheuse au Cerlis et co-directrice de la Cité des Écritures pour laquelle elle est responsable du programme scientifique « Les Écritures du Matrimoine à l’ère du numérique : (re)découverte, découvrabilité, reconnaissance » dans le cadre du projet d’établissement HERMES, ses recherches portent depuis plus de trente ans sur l’analyse sociologique des mondes de la chanson francophone contemporaine et depuis plus de dix ans sur celle des enjeux sociaux, institutionnels, pédagogiques et professionnels de la médiation de la musique. Elle est également co-directrice du Master Médiation de la Musique porté conjointement par la Sorbonne Nouvelle et Sorbonne Université.

 

Chloé Merccion, médiatrice culturelle au MAMC+ (Saint-Étienne), diplômée en histoire de l’art, en graphisme et guide-conférencière. Pratique ce métier sous toutes ses formes depuis plus de 15 ans, défend sa reconnaissance et sa professionnalisation.

 

Claire Burlat est enseignante-chercheure dans le département Communication, Cultures et Langues d'Audencia. Elle est spécialiste de la sociologie et de la communication des organisations.

 

D

Delphine Saurier est enseignante-chercheure dans le département Communication, Cultures et Langues d'Audencia. Elle est spécialiste des médiations culturelles et des publics considérés comme éloignés de la culture.

 

E

Elisa Ullauri Lloré est sociologue, post-doctorante au centre méditerranéen de sociologie, de science politique et d'histoire Mesopolhis (UMR 7064) d'Aix-Marseille Université. Membre de l'Observatoire des publics et des pratiques de la culture, elle y coordonne plusieurs recherches portant sur les publics de l'art contemporain et la médiation culturelle à différentes échelles territoriales.

 

Elise Chieze-Wattinne est sociologue, chercheuse associée au CERLIS et chargée de recherche pour le CESCO au Muséum National d’Histoire Naturelle. Elle travaille sur les politiques publiques de transition écologique et développe des travaux au carrefour entre biodiversité et diversité culturelle.

 

Emilie Gustin a fait des études à l’Ecole du Louvre et à l’université d’Avignon, je suis rentrée au Museon Arlaten en tant que médiatrice chargée des publics scolaires et famille. J’y construis et effectue des visites/ateliers autour de l'ethnologie et la Provence.

 

Emmanuelle Guittet est maîtresse de conférence en sociologie à l’Université Sorbonne Nouvelle et membre du Cerlis. Ses travaux s’inscrivent dans une sociologie de la culture et des loisirs, du numérique et du travail, à travers les domaines de la lecture, des pratiques amateurs, et des parasciences.

 

Éloi Savatier est doctorant en sociologie de la musique sous la direction de Cécile Prévost-Thomas à l’Université Sorbonne Nouvelle et au Cerlis (UMR 8070) dans le cadre d’une CIFRE (Conventions industrielles de formation par la recherche) à la Maison de la Musique Contemporaine. Son projet de thèse a pour ambition d’analyser les objectifs et les dispositifs de médiations proposés par cette institution afin de mesurer de quelle manière ceux-ci mobilisent le paradigme des droits culturels. Parallèlement, Éloi Savatier est médiateur de la musique à l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique).

 

F

Fanny Delmas est responsable du pôle Éducation artistique et culturelle au CN D. Elle œuvre à produire des outils, ressources et formation sur la médiation et l’éducation artistique et culturelle en danse de manière à favoriser une expérience transformatrice.

 

Florence Mouchet est maîtresse de conférences à l’Université Toulouse – Jean Jaurès et membre du laboratoire interdisciplinaire LLA-CRÉATIS (Laboratoire Lettres, Langages et Arts). Elle y développe une activité de recherche centrée plus particulièrement sur les processus de réemploi et d’inter-musicalité dans les lyriques profanes médiévales. ainsi que, plus récemment, la littérature théorique associant musique et médecine au Moyen Âge. Depuis 2020, elle est responsable du parcours de Master Médiation de la musique (mention Musicologie), dans le cadre duquel elle travaille notamment avec des chercheurs en sociologie de la culture et en sciences de l’information et de la communication.

 

Françoise Anger est doctorante en 4e année en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Toulon, au sein du laboratoire IMSIC (axe 3). Ses recherches portent sur les médiations des dispositifs immersifs pour les enfants de 3 à 6 ans selon l’apport émotionnel et sensoriel.

 

François Mairesse est muséologue, professeur d’économie de la culture et titulaire de la Chaire UNESCO sur l’étude de la diversité muséale et son évolution, Museum Prospect, à l’Université Sorbonne nouvelle - Paris 3 (CERLIS, CNRS, Inidex ICCA). Porteur scientifique du projet Heritage in the making : emerging strategies (HERMES, France 2030), il a auparavant dirigé le Musée royal de Mariemont en Belgique (de 2002 à 2010). Il a publié de nombreux articles et ouvrages dans le domaine de la muséologie, de l’économie de la culture ou de la médiation culturelle.

 

Frédéric Chateigner est MCF en science politique à l’IUT de Tours, membre de l’UMR CITERES. Il travaille sur la socio-histoire de l’éducation populaire et de la culture technique. Il est responsable depuis 2024 de la licence professionnelle Médiation scientifique et éducation à l’environnement.

 

Frédéric Kletz est enseignant-chercheur à Mines Paris - PSL (Centre de Gestion Scientifique), où il mène des travaux de recherche en sciences des organisations, à partir d’une méthodologie de recherche-intervention. Il accompagne des projets de transformation et d’innovation dans le champ culturel (notamment des études sur les médiateurs), et aussi dans le système de santé. Il est par ailleurs responsable de programmes de formation pour les élèves de Mines Paris - PSL et de cycles d’accompagnement pour des professionnels en activité.

 

Frédéric Poulard est professeur de sociologie à l'Université Paris Cité (laboratoire de changement social et politique) et membre du comité d'histoire du ministère de la Culture. Ses travaux portent sur l'histoire des politiques culturelles françaises et des professionnels qui les mettent en oeuvre. Après s'être penchés sur les conservateurs de musée/du patrimoine, les directeurs des affaires culturelles et les guides-conférenciers, ainsi que sur les établissements et les collectivités qui les emploient, ses travaux s'orientent sur l'analyse des processus d'agencification et de transformations du ministère de la culture.

 

Frédéric Trottier-Pistien est docteur de l'EHESS en musique, histoire, sociétés (anthropologie). Il est actuellement chercheur postdoctoral (univ.Tours, CITERES) sur le projet de recherche "Démos: du travail social aux familles". Ses travaux portent sur la circulation, l'ancrage culturel et les transformations des musiques électroniques (techno, EDM) en France et aux Etats-Unis, ainsi que sur l'interculturalité, le travail social et l'action culturelle des projets musicaux à vocation sociale.

 

H

Hadrien Riffaut est sociologue. Il est chercheur associé au CERLIS (Centre de Recherche sur les Liens Sociaux), laboratoire mixte CNRS / université Paris Cité. Il est également consultant au CerPhi (Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie) depuis 2007, où il s’est spécialisé en sociologie compréhensive dans les domaines du tiers secteur (milieu associatif, engagement militant et bénévole) et dans la réalisation d’enquêtes ethnographiques auprès de publics sensibles ou en difficultés (personnes en situation de précarité, malades et familles de malades). Il a co-dirigé en 2019 une enquête du Centre de sociologie des organisations de Sciences Po sur les conditions de formation, de travail et d’emploi des professionnels de la conservation-restauration intervenant sur le patrimoine public, commanditée par Département des Etudes, de la Prospective et des Statistiques du ministère de la Culture.

 

Hélène Hautot est chargée d’action culturelle et de développement territorial au sein des Concerts de Poche. Elle y œuvre depuis 2021 en Seine-et-Marne, afin de créer des liens durables entre habitants, en construisant des projets musicaux en ruralité comme en quartier.

 

Hyacinthe Ravet est musicologue et sociologue. Elle est également professeure de sociomusicologie à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et chercheuse à l’Institut de recherche en Musicologie. Elle co-dirige le Master Médiation de la Musique commun à Sorbonne Université et à l’Université Sorbonne Nouvelle. Autrice de plusieurs ouvrages, elle consacre ses recherches à l’analyse des rapports de genre dans les professions musicales et artistiques, à la dimension collective des processus créateurs, ainsi qu’à la médiation de la musique.

 

J

Jacques-Erick Piette est directeur de projet chez reciproque, agence d'ingénierie culturelle, il est docteur en sociologie et enseigne la médiation culturelle à Sciences Po Lille. Il a été commissaire de l’exposition Le Château de Versailles dans la bande dessinée.

 

Jean-Marie Tchatchouang est titulaire d’un doctorat PhD en Sciences de l’information et de la Communication. Il est enseignant chercheur à l’Université de Douala au Cameroun. Spécialiste de la médiation culturelle, il intervient dans la filière « média, médiation et technologie numérique » au département de Communication de l’Université de Douala. Il est co-organisateur du festival « keu keu », un évènement culturel de la Chefferie supérieure Bazou à l’Ouest Cameroun.

 

Juliette Magniez est professeur associée au Master Médiation de la Musique de l'Université Toulouse - Jean Jaurès. Responsable de développement pour Les Éléments (dir. Joël Suhubiette), elle s'intéresse particulièrement à la mise en place des projets d'action culturelle sur le territoire et à la communication envers tous les publics, notamment à travers les actions du programme national des centres d'art vocal.

 

L

Laurence Hebrard, Présidente du Collectif RPM – Recherche en Pédagogie Musicale depuis 2022. Basée en Région Sud-Paca, elle est directrice déléguée du festival de création musique jeunesse, TOUS EN SONS ! et enseignante universitaire en musicologie.

 

Laurence Rougier est déléguée générale de Futurs Composés – réseau national de la création musicale

 

Léonie Hénaut est sociologue, Chargée de recherche CNRS au Centre de Sociologie des Organisations (SciencesPo/CNRS). Sur différents terrains – musées et professions culturelles en France et aux États-Unis, politiques d’intégration et de coordination des soins en France et au Royaume-Uni – elle étudie la transformation des organisations et des groupes professionnels. Actuellement, elle s'intéresse tout particulièrement aux multiples formes du "travail pluriel" et à leurs conséquences pour les personnes et pour la division sociale du travail.

 

Lina Uzlyte, membre associée au Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS, UMR 8070), docteure en sciences de l'information et de la communication. Elle étudie le phénomène de la médiation culturelle tel qu'il apparaît à travers l'activité de guide-conférencier et son contexte professionnel.

 

Lorraine Roubertie Soliman est docteure de l'Université Paris 8 en Musique et musicologie. Après avoir effectué une recherche-action sur les modalités de coordination interprofessionnelles au sein de l’orchestre Démos Clermont-Ferrand (post-doctorat, ACTé, Université Clermont Auvergne), elle est aujourd'hui chercheure postdoctorale à l'université de Poitiers (CEREGE) et collabore au projet « Démos : du travail social aux familles ».

 

Lucile Joyeux est chargée de cours et doctorante contractuelle en sciences de l'éducation au laboratoire CIRCEFT-Escol, Université de Paris 8, sous la direction de Stéphane Bonnéry et Frédérique Giraud. Ses recherches sont à la croisée de la sociologie de la culture, de l'éducation, et du travail.

 

M

Majdouline Kassam est maîtresse de conférences à la Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech, Université Cadi Ayyad, ses recherches portent sur la médiation muséale, tant dans ses formes traditionnelles que numériques.

 

Margot Lallier est directrice du pôle Action culturelle, médiation et publics au Centre de musique baroque de Versailles. Elle développe et structure des programmes d’éducation artistique, d’inclusion et de coopération territoriale à l’échelle locale et nationale

 

Marie Sonnette-Manouguian est sociologue de la culture au Cresppa-CSU (CNRS), spécialiste de musiques hip-hop. Elle est maîtresse de conférences à l'Université Paris Nanterre où elle intervient au sein d'un master métiers du livre. Elle a longtemps été responsable d'une licence d'animation socio-culturelle et à co-créé à l'Université d'Angers le master "Médiation culturelle et communication" au sein de l'UFR Esthua Tourisme et Culture.

 

Marion Demonteil est maîtresse de conférences en science politique, à l’université de Picardie Jules Verne, rattachée au laboratoire CURAPP-ESS (UMR 7319)

 

Marion Denizot est professeure des universités en Études théâtrales à l’université de Rennes 2, responsable de l’équipe Théâtre de l’unité de recherche « Arts : pratiques et poétiques » et directrice de l'UFR Arts, Lettres et Communication. Elle dirige depuis 2017 le parcours de Master 2 Médiation du spectacle vivant à l’ère du numérique, Mention Arts de la scène et spectacle vivant. La création de cette formation s’est articulée avec le projet collectif MedNum (Pour un observatoire des dispositifs numériques de médiation du spectacle vivant), qui s’est déployé de 2019 à 2002 dans le cadre de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne.

 

Marion Mauchaussée est maîtresse de conférences en économie à l’université catholique de Lille, rattachée au laboratoire LITL

 

N

Nathalie Montoya est maîtresse de conférences en sociologie, directrice du laboratoire du changement social et politique (LCSP) à l'université Paris Cité. Après avoir réalisée une thèse sur l’activité professionnelle des médiateurs culturels, elle a poursuivi des recherches sur des projets d’action culturelle dans le champ du travail social et sur l’éducation artistique et culturelle. Elle s’intéresse aujourd’hui aux fonctions sociales des pratiques culturelles et artistiques en temps de guerre.

 

Nicolas Aubouin est enseignant-chercheur à Paris School of Business - Chaire NewPIC et chercheur associé à Mines Paris - PSL (Centre de Gestion Scientifique), où il mène des travaux de recherche sur les transformations des métiers et des organisations au prisme des nouvelles pratiques et des espaces de travail innovants. Il étudie plus particulièrement le rôle des open labs dans les transformations des organisations, notamment dans le champ culturel et artistique. Il accompagne également la transformation des compétences et des métiers, comme ceux de la médiation culturelle, à travers des études menées pour différentes institutions.

 

P

Pablo Livigni est doctorant de l’Université Paris Nanterre, membre du laboratoire IDHES. En poste d’ATER au département SSA, filière Administration économique et sociale de l’Université Paris Nanterre.

 

Perrine Boutin est maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle, dans le département Cinéma et Audiovisuel de l’UFR Arts & Médias, depuis 2011. Elle est coresponsable du master Cinéma et audiovisuel et du parcours « Didactique de l’image : création d’outils pédagogiques, art de la transmission ». Elle est également coresponsable de l’option cinéma du MEEF - Métiers de l'Enseignement de l'Éducation et de la Formation - Lettres modernes. Elle est par ailleurs engagée dans diverses associations : présidente de la Compagnie d’Avril et secrétaire d’Enfances au cinéma, qui coordonne École et cinéma et Mon premier cinéma à Paris ainsi que Mon premier festival. Elle participe, en partenariat avec diverses structures, à l’animation d’ateliers, de rencontres et à la formation autour de l’éducation à l’image. Rattachée aux sciences de l'information et de la communication (71e section CNU), elle travaille au sein du laboratoire de l'IRCAV, Institut de Recherche sur le Cinéma et l'AudioVisuel. Sa recherche porte sur l’éducation au cinéma : elle étudie les discours et les pratiques des actions de médiation cinématographique. Son analyse porte également sur la figure de l'enfance et de l'adolescence au cinéma.

 

R

Rémi Boivin est docteur de l'EHESS en sociologie (EHESS), actuellement chercheur postdoctoral à l'université de Tours (CITERES) sur le projet de recherche « Démos : du travail social aux familles » soutenu par la Philharmonie de Paris et coordonné par Talia Bachir-Loopuyt et Guillaume Lurton. Ses travaux portent sur le rôle du développement des scènes culturelles dans l'imaginaire des villes et dans les processus de renouvellement urbain. S'intéressant également à l’écologie sonore des villes, il travaille sur un projet d’écriture sonore qui traite de la construction du récit du renouveau de Marseille.

 

S

Sabine Alexandre Après plusieurs missions parmi lesquelles le développement des échanges internationaux, le suivi des élèves en 3 e cycle et les sessions « Aspects pratiques du métier » destinées à informer et sensibiliser les étudiants sur les conditions d’exercice de leurs métiers (santé et prévention, communication, droits et finances), Sabine Alexandre est aujourd’hui responsable de la médiation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. En partenariat avec la Philharmonie de Paris et l’association Musique et Santé, elle a conçu et mis en œuvre une formation à la médiation musicale qui permet aux étudiants de comprendre les enjeux sociaux de la transmission de la musique et d’acquérir des méthodes de médiation performantes et adaptées en fonction des publics. Elle pilote également la formation d’Artiste intervenant en milieu scolaire (AIMS) au Conservatoire, en partenariat avec 4 autre écoles d’art parisiennes (les Beaux-Arts de Paris, les Arts décoratifs, le Conservatoire d’art dramatique et la Fémis). Parallèlement, elle coordonne la médiation au Conservatoire et développe des actions culturelles à destination d’établissements scolaires et de publics sensibles, impliquant les étudiants, les enseignants et les équipes administratives et techniques du Conservatoire. Depuis janvier 2024, elle représente le Conservatoire dans l’un des 8 groupes de travail de l’alliance IN.TUNE de l’Union européenne, axé sur le renforcement de notre engagement dans la société.

 

Serge Chaumier, à venir

 

Séverine Dessajan est socio-anthropologue, ingénieure au CERLIS depuis 2009. Elle mène des recherches en sociologie de la culture (études de réception, muséologie participative, éducation artistique et culturelle…) et en sociologie des âges de la vie : des adolescents : maladie chronique, temps libre, pratiques culturelles, passage à l’âge adulte... ; des jeunes parents et actifs (quantification de soi) ; des séniors : ouvriers, maisons de retraite. Elle mène également des recherches en sociologie de la mémoire : elle participe, depuis sa création, au programme 13 Novembre (CNRS-INSERM) sur la construction et l’évolution de la mémoire des attentats du 13 novembre 2015 et réfléchit plus spécifiquement sur le « choc » du 13/11/2015 pour les résidents des quartiers impactés.

 

Soukaina Fagrach est docteure en Langue, Communication et Médiation culturelle (Université Cadi Ayyad- Maroc) ainsi qu’en Sciences de l’éducation et de la formation (Université de Corse Pasquale Paoli- France). Elle occupe actuellement la fonction de Spécialiste en Relations Culturelles au Musée de la Banque Centrale du Maroc.

 

Stéphanie Gembarski est animée par les dynamiques associatives et les enjeux d’émancipation. Elle agit depuis 25 ans dans les musiques actuelles. À la FEDELIMA, elle coordonne les actions en faveur de l’égalité et des pratiques artistiques et culturelles.

 

T

Thierry Duval, Responsable de l’action culturelle et de la formation au RIF-réseau francilien des musiques actuelles. Membre dirigeant du Collectif RPM (Recherche Pédagogie Musicale). Spécialiste des questions de pédagogie liées à l’évolution des pratiques de musiques actuelles, consultant sur ces sujets et les enjeux de coopération (SMACs, Conservatoires ..). Développe des projets EAC en prise avec les questions de Droits Culturels dans des dispositifs en milieu scolaire.

 

Tomas Legon, chercheur associé au CERLIS, a fait une thèse en sociologie à l'EHESS sur les conditions sociales permettant aux adolescents de construire des avis a priori en musique et cinéma. Au delà des pratiques culturelles des jeunes, il a étudié plusieurs dispositifs de médiation qui leur sont destinés ainsi que le travail d'industries culturelles qui ciblent ce public.

 

V

Véra Léon est maîtresse de conférences en médiation artistique et culturelle à CY Cergy Paris Université et intervient régulièrement en école d'art, en France et à l'étranger. Ses domaines d’expertise portent notamment sur le genre et le féminisme dans les mondes de l'art, les professions artistiques, pédagogiques et culturelles, et la culture visuelle.

 

Vicky Neuberg est en deuxième année de doctorat ès Sciences de l'éducation et de la formation à l'université de Lille au sein du laboratoire CIREL. Consultante internationale en ingénierie de la formation depuis une vingtaine d'années, ses travaux portent sur la professionnalisation des métiers du tourisme culturel au regard de la médiation numérique du patrimoine.

 

Virginie Fromentin représente la Fédération Nationale des Guides Interprètes et Conférenciers (FNGIC) pour laquelle elle est membre active depuis 2020 et membre du Conseil d’administration depuis 2021 dont l’objectif est de promouvoir et défendre sa profession ainsi que faire valoir sa qualité de Médiateurs et médiatrices culturels. Elle a travaillé pour divers types de publics, individuels ou en groupes, pour les scolaires et les groupes en situation de handicap, en différentes langues (français, anglais et italien) et a conçu plusieurs ateliers adaptés aux publics concernés. Elle a décidé d’ouvrir son auto entreprise pour développer ses propres visites et ateliers.

 

Y

Yannick Le Pape est normalien et docteur de l’EHESS, il est aussi ingénieur des services culturels et du patrimoine au musée d’Orsay depuis 2008, après avoir enseigné pendant dix ans. Il y mène des recherches sur les collections mais aussi sur les politiques culturelles (notamment autour de l'accueil des 0-3 ans).

 

Z

Zohar Cherbit est doctorant en sociologie au laboratoire Mesopolhis à Aix-Marseille Université, en co-tutelle avec le CNRS et Sciences Po Aix. Il est en CIFRE au Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. Sa thèse porte sur l’évaluation des politiques muséales de diversification des publics, et s’inscrit dans la sociologie de l’art et de la culture, la sociologie urbaine et la sociologie de l’action publique. Il est diplômé d’un master de sociologie, Civilisations, cultures et sociétés – parcours Expertise des professions et institutions de la culture (Nantes Université).

 
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